Chroniques d’une sage-femme désoeuvrée.

L'ennui. Beaucoup le fuit. C'est dommage. Parce que ça laisse le temps de penser. La preuve...

L’ennui. Beaucoup le fuit. C’est dommage. Parce que ça laisse le temps de penser. La preuve…

« Chroniques d’une sage-femme désoeuvrée, en congé parental forcé, à une époque où les femmes et les couples ont encore besoin de nous. »
C’est ainsi qu’Agathe Tournesoleil décrit son blog. Ses billets sont des bijoux. Des bijoux d’écriture, mais surtout des bijoux de bienveillance. Chacun est le fruit d’une réflexion, basée sur les compétences que lui confèrent ses études et son diplôme, mais aussi sur ses années de pratique auprès des femmes.
Et c’est probablement ce qui rend ses articles si brillants. Sa capacité à laisser cette pratique remettre en question jusqu’aux fondements même de ce qui lui a été inculqué pendant ses études. Sa capacité à reconnaître ses propres erreurs quand elle a répété, sans trop réfléchir au début, les gestes parfois maltraitants de ses formateurs. Sa capacité à finalement laisser son ressenti la guider dans une pratique de la maïeutique souvent trop médicalisée. Et qui a appris à ne plus se laisser aveugler par trop de médicalisation. A faire confiance aux femmes, et à leur (re)donner confiance en leur propre capacité à donner la vie et à comprendre leur propre corps.

Agathe Tournesoleil parle de tout ce qui la touche. Du système de soin actuel, de l’accouchement, du suivi de grossesse, de son quotidien en maternité, de ses convictions, mais aussi de l’actualité des femmes ces 2 dernières années : le point du mari, les touchers vaginaux sur patientes endormies… Et elle parle de sa propre expérience de maman épuisée, au bord du gouffre parfois, qui réalise que sa formation n’est pas un rempart face aux angoisses auxquelles toutes les jeunes mères doivent faire face.

Elle est la sage-femme qu’on voudrait toutes à nos côté pour nous soutenir et nous guider jusqu’au grand jour. Ses billets sont un baume pour le cœur abîmé des femmes qui ont été, sont (et seront encore, malheureusement), maltraitées par ceux à qui elles confient leur corps, et celui de leurs enfants à naître. Une lecture qui fait du bien. Alors faites-vous du bien, lisez.

Un seul regret, que la publication se soit arrêtée depuis Juillet dernier. Peut-être n’est-elle pas assez désoeuvrée ces derniers temps.

Et même s’il n’est pas de moi, je dédie cet article à une amie très chère, qui attends son heure de devenir mère, et avec qui, mea culpa, je n’ai pas toujours été très délicate en ces quelques mois où j’ai mois même porté la vie. Désolée Karen.

 

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