Maltraitance gynécologique : France Culture en parle

maltraitance gynécologiqueLe 28 Septembre dernier, France Culture diffusait une émission sur les maltraitances subies par les femmes dans le cadre de leur suivi gynécologique. Ce documentaire est toujours en écoute sur le site de la chaîne et Le Temps des Mamans ne peut que vous recommander son écoute. Même si ça fait mal. Alors, si vous avez un peu de temps, cliquez ici.

Ces dernières années, les scandales relatifs aux maltraitances gynécologiques se sont enchaînés. Nous vous avions déjà parlé du point du mari, (suture d’une épisiotomie qui vise à resserrer l’entrée du vagin pour le plaisir de Monsieur). Puis il y a eu les touchers vaginaux sur patientes endormies au bloc.

Mais il ne s’agit là que de la partie récemment émergée de l’iceberg des maltraitances que subissent les femmes dans les cabinets de trop nombreux gynécologues et obstétriciens. Paternalisme, sexisme, jugement des pratiques sexuelles, homophobie, refus de contraception, absence de consentement, information mensongère, infantilisation, remarques déplacées sur le physique, humiliation, examens brutaux, voir volontairement douloureux… La liste est sans fin.

Ces pratiques ne sont pas nouvelles, loin de là. Longtemps les femmes ont gardé le silence. Car, pour dénoncer une maltraitance, encore faut-il la percevoir comme telle. Or, longtemps, ces pratiques ont été considérées par les femmes elles-mêmes comme inhérente à leur féminité.

Le hashtag #Paye ton utérus, lancé fin 2014 sur Twitter par une étudiante en pharmacie a très sûrement aidé à délier les langues et à lever le voile sur ces pratiques archaïques.
Le documentaire « Maltraitance gynécologique », signé Mélanie Déchalotte et François Teste, reprend d’ailleurs de nombreux témoignages postés sur Twitter à l’époque. On y entend aussi les voix de Marie-Hélène Lahaye, Clara De Bort et Martin Winckler, dont les paroles nous sont si chères au Temps des Mamans. On y entend aussi, objectivité oblige, le président du syndicat des gynécologues obstétriciens de France, le bien nommé Jean Marty. Qu’on apprécie déjà un peu moins. Bon ; sans s’étendre, on va dire que l’écoute de ce document confirme notre position. On l’aime pas. Et ce n’est pas lui qui va pousser au changement des mentalités dans son domaine d’activité.

Alors, mesdames, continuez de Twitter, de poster, de témoigner, de dénoncer.
Parce qu’il n’y a que nous, patientes, qui souhaitons ce changement.
Parce que ce changement ne peut venir que par nous.

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