Petit tour du monde des rituels autour de la couvade

Tapisserie représentant accouchement huichol

Rituel Huichol, tribu Indienne du Mexique. Vous ne voyez pas bien ce que ça représente ? Lisez l’article ; vous allez comprendre.

La semaine dernière, Le Temps des Mamans a consacré un long article à la couvade, ou « grossesse nerveuse du père », phénomène mal connu chez nous bien qu’un papa sur 5 soit concerné.
Aujourd’hui, juste quelques anecdotes picorées au gré de nos recherches sur le sujet, et qu’on regrettait de ne pas partager avec vous.
Si vous êtes en train de grignoter, vous pouvez faire une pause.

Le terme couvade fait référence à une coutume médiévale du pays Basque qui veut que le père, pendant ou juste après l’accouchement, se couche, se plaignant de douleurs liées à l’enfantement et bénéficie des mêmes soins que la jeune accouchée.

Ce type de rituel, témoignant du besoin chez les hommes de vivre la grossesse et l’accouchement à travers leur propre corps, est très ancien et très répandu.

Certains restent assez soft. En Amazonie par exemple, le jeune papa ne doit pas travailler pendant 6 jours. Il doit rester auprès de son enfant et suivre un régime alimentaire bien spécifique. Chez les indiens d’Amérique, l’homme mime la grossesse en accomplissant des gestes bien précis et le jour de l’accouchement, il simule d’affreuses douleurs. C’est sa manière de soutenir sa femme dans sa souffrance.

D’autres sont un peu plus hard, comme dans certaines zones du Brésil où la tradition veut que les hommes se fassent saigner pendant que leur femme accouche. En Guyane, le jeune papa est forcé à garder me lit, isolé des autres pendant 6 semaines. Puis des membres de la famille lui font des entailles dans la peau et le frictionnent avec des piments. Sympa…

Mais le prix d’excellence et décerné sans conteste aux Huichols, une tribu indienne du Mexique qui a poussé à son comble la notion de partage des douleurs de l’accouchement entre homme et femme. L’idée est toute simple : la femme qui accouche est allongée dans une hutte ; son mari est assis sur le toit de la hutte en question ; une corde est attachée autour de ses testicules ; à chaque contraction, la femme tire sur la corde.
Voilà voilà.

Pour les hommes non plus, la grossesse, c’est pas toujours glam.
Mais ces quelques considérations anthropologiques aideront peut-être les papas couveurs de nos contrées à relativiser quelque peu leurs symptômes…

Vous pouvez maintenant terminer votre petit encas.
Bon appétit

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