Les bonnes raisons de ne pas allaiter

allaitement vu par papa cube : pétasse vs catinBien sûr, allaiter son bébé, c’est lui donner ce qu’il y a de meilleur pour lui. Tout le monde le sait. Même les mamans. Y compris celles qui ne souhaitent pas allaiter. Elles le savent si bien (elles encaissent assez de remarques franchement désobligeantes qui le leur rappellent…), que beaucoup se forcent, tellement elles culpabilisent. Pourtant il y a bel et bien de très bonnes raisons de ne pas allaiter.En voici quelques-unes. Et la liste n’est pas exhaustive.

Allaiter c’est fatiguant

Non seulement le fait de produire et d’excréter du lait, ça épuise les réserves de l’organisme, mais en plus, le sommeil d’une femme allaitante est moins profond qu’il ne l’est en temps normal. Elle est sur le qui-vive, comme en veille permanente, de manière à être dispo au moindre signe d’éveil de son enfant. Ça ne facilite pas le repos. Pour peu que la maman soit un peu anxieuse, parce que c’est son premier enfant, ou que c’est son tempérament, tout simplement, la carence de sommeil peut vite porter sur le moral.

Ça peut-être stressant aussi

Est-ce que je vais y arriver ? Est-ce que je m’y prends bien ? Est-ce que j’ai assez de lait ? Est-ce que mon bébé prend assez ? Est-ce que ça ne va pas m’abimer les seins ?
Si beaucoup de mères conçoivent l’allaitement comme la chose la plus naturelle du monde, et l’envisage sans la moindre anxiété, nombreuses sont celles qui au contraire se posent toutes sortent de questions qui les mettent plus en difficulté qu’autre chose.

Vouloir éviter tous les petits maux de l’allaitement (les gros aussi)

Pas d’allaitement, donc pas de crevasse, pas d’abcès, de mastiste ou autre engorgement des seins. Sauf l’engorgement naturel qu’est la montée de lait, mais si l’on ne souhaite pas allaiter, il y a des traitements très efficaces pour faire baisser la production lactée.

Ça fait mal

On a beau dire qu’une douleur pendant la tétée est due à une mauvaise position lors de la mise au sein, quand ça fait mal, c’est parfois à la limite du supportable. L’allaitement doit rester un beau et bon moment, ce qui n’est pas compatible avec une séance de torture. Il vaut mieux donner un biberon détendue et le sourire au lèvres qu’allaiter en serrant les dents et en retenant des larmes de douleur… A moins, évidemment, d’être adepte de pratiques, comment dire, différentes pour prendre son pied ; mais Le Temps des Mamans ne rentrera pas dans ce genre de considération ici

Vouloir faire profiter le papa du plaisir du nourrissage

On peut aussi le dire en termes moins diplomatiques : vouloir déléguer les nuits au papa. Mais ça revient au même. Papa biberonne (enfin, il donne le biberon, quoi) et maman dort. Petite remarque du Temps des Mamans : on peut aussi opter pour la solution intermédiaire : maman tire son lait le soir avant de se coucher et s’est papa qui le donne au biberon la nuit. Double avantage pour bébé : il profite de tous les bienfaits du lait de maternel et retrouve une maman fraiche et dispo le matin. Enfin, plus que si elle s’était levée toutes les 3 heures…

Avoir une vie sociale normale

Les femmes qui souhaitent profiter d’une après-midi shopping sans chronomètre à tétée ne son pas des mauvaises mères. Pas plus que celles qui veulent boire quelques coups avec des potes sans se prendre la tête. Vivre sa vie de femme de jour comme de nuit à quelques semaines (ou quelques jours, même) de son accouchement, non, ce n’est pas un crime. Avoir une vie sociale normale, donc. Et normalement dépravée. A vot’santé.

Eviter la confusion sein érotique et sein nourricier

Cette question laisse perplexe beaucoup de femmes qui gèrent sans problème la double fonction des protubérances qu’elles portent sur le thorax depuis l’adolescence. Pourtant, elle inquiète un certain nombre de femmes, mais pas seulement. Les hommes aussi sont concernés par cette question. Il n’est déjà pas toujours simple de reprendre une activité sexuelle après une grossesse et un accouchement. Sans compter les fringues d’allaitement qui n’aident franchement pas (difficile même de trouver plus « tue l’amour » qu’un soutien gorge d’allaitement ; une gaine de grand-mère, peut-être ; et encore). Ni le fait que l’allaitement au sein provoque une sècheresse des muqueuses qui peut rendre le rapport douloureux sans l’utilisation d’un gel adapté. Bref, il est peut-être mal venu de juger les couples qui privilégient leur sexualité au détriment de l’allaitement. Il est mal venu de juger les autres sur ce point, de toutes façon. De plus, ce qui compte avant tout pour un enfant, c’est d’avoir des parents unis et épanouis dans leur couple. Et oui, la sexualité, c’est important pour ça !

Pas envie, tout simplement !

Et c’est peut-être la meilleure raison du monde. Alors y faut pas se forcer. Tout simplement.

Pour illustrer tout ça, Le Temps des mamans vous encourage à lire ce témoignage touchant d’une maman qui ne voulait pas allaiter, et qui a tenu bon, malgré les autres… Bonne lecture.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.