Pétition contre les touchers vaginaux sur des patientes endormies

toucher vaginal sur patiente endormie

Signer la pétition, c’est tout ce qu’on peut faire. C’est bien peu, mais c’est déjà ça. Alors, signons. Et faisons tourner.

Vous avez peut-être lu notre article de la semaine dernière, qui évoque le scandale des touchers vaginaux pratiqués par des étudiants en médecines sur des patientes sous anesthésie générale au bloc opératoire. Sans aucune nécessité thérapeutique. Juste pour s’entraîner. A la chaîne. Dans le cadre d’interventions non gynécologiques. Et sans consentement préalable. Evidemment…
Si, comme au Temps des Mamans, ces pratiques vous ont révoltées, sachez que vous pouvez faire quelque chose : signer la pétition “Non aux touchers vaginaux non consentis!”.

Cette pétition fait suite à la tribune visant à alerter les pouvoirs publics « Le consentement, point aveugle de la formation des médecins », rédigée par Beatrice Kammerer, présidente et fondatrice de l’association d’éducation populaire Les Vendredis Intellos, Clara de Bort, directrice d’hôpital et auteur du blog En Jupe, Marie-Hélène Lahaye, juriste, féministe et auteur du blog Marie Accouche Là, Et Karim Ibazatene, pharmacien et auteur du blog La Coupe D’hygie.

Plus de 7000 signatures ont déjà été collectées.

La Ministre de la Santé, Marisol Touraine, s’est prononcée fin octobre dernier sur ces « TV sous AG » en qualifiant ces méthodes d’apprentissage « d’inacceptables » et a d’ors et déjà pris certaines mesures, notamment la généralisation de l’apprentissage des touchers vaginaux sur mannequin de simulation.

Pourquoi pas. Mais c’est bien plus en profondeur (pas fait exprès, le jeu de mots ; mais pas désolée) qu’il faut revoir la formation des médecins si on veut vraiment faire bouger les choses en matière de déontologie et d’éthique au sein du corps médical. Comme le fait justement remarquer Marie-Hélène Lahaye, « un mannequin n’apprendra jamais à l’étudiant à recueillir un consentement ». Et de manière générale, un mannequin ne reprendra jamais un étudiant sur ses mauvaises pratiques. Les vraies patientes le font déjà si peu, trop peu ! Mais ça ne va pas être facile d’enseigner le respect du patient, de ses droits, de son corps et de ses émotions, aux étudiants en travaillant sur des morceaux de latex.

En bref, y’a encore du boulot. Donc, s’il vous plaît, signez, et faites tourner.

 

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