Grossesse et crinière de rêve

grossesse et beaux cheveux

Bon, c’est peut-être un peu retouché sur photoshop, là, quand même…

Tout le monde le dit, les femmes enceintes ont de beaux cheveux. La chevelure est plus épaisse, plus brillante, une crinière de rêve, quoi. Vérité vraie ou légende urbaine ?

Oui, c’est vrai !

Pendant la grossesse, la forte production d’hormones féminines, que sont les œstrogènes et la progestérone, stimule la croissance des cheveux. Non seulement elles accroissent le diamètre de la fibre capillaire, mais surtout, elles modifient le cycle de vie des cheveux, et bloquent en partie leur chute programmée. Particulièrement au deuxième et au troisième trimestre.

Comment ça marche ?

Pour y voir plus clair, étudions de plus près la chevelure l’une future maman, que, dans un souci de confidentialité, nous appellerons Maggie.

En temps normal, c’est-à-dire avant sa grossesse, les cheveux de Maggie vivaient une vie assez tranquille. Ils connaissaient d’abord une phase de croissance, qui durait de 2 à 6 ans. Puis ils s’arrêtaient de grandir pendant quelques semaines, et enfin, ils tombaient. Maggie perdait ainsi entre 50 à 150 cheveux par jour, en fonction de la saison. Parce que oui, Maggie, comme son chien, perd un peu plus ses cheveux au printemps et en automne. Mais ça se voit pas trop. Moins que son chien en tout cas.

Mais aujourd’hui, Maggie est enceinte. Et comme toute femme enceinte, Maggie a de beaux cheveux. Maggie produit plein d’œstrogènes et de progestérone qui lui font la crinière de rêve que lui envient ces copines pas enceintes. Heureusement, Maggie a aussi les chevilles gonflées, qu’on dirait des poteaux. Sinon, elle aurait plus de copines…

Si Maggie a d’aussi beaux cheveux c’est parce ce que ces hormones de grossesse les empêchent d’entrer en phase catagène (arrêt de la pousse) et télogène (mort du cheveux). Bref, les cheveux de Maggie tombent moins. Beaucoup moins, même. 95 % de ses cheveux sont bloqués en phase de croissance, contre 85 % avant sa grossesse. Et, évidemment, Maggie continue de produire de nouveaux cheveux. D’où une chevelure nettement plus épaisse qu’à l’ordinaire. Comme ses chevilles, même s’il n’y aucun lien de cause à effet.

Le problème, c’est que ça ne dure pas…

Eh oui, un jour, Maggie va accoucher. Et le bouleversement hormonal qui s’en suivra mettra fin à son idylle avec sa tignasse. Car, comme presque la moitié des femmes, Maggie sera atteinte d’alopécie post-partum. Ça veut dire qu’elle va perdre ses cheveux. Pas tous, hein, pas d’inquiétude ! Mais fini la chevelure à la « L’O…, parce que je le vaux bien ! ». Et pour tout savoir sur ce charmant phénomène, rendez-vous la semaine prochaine sur le Blog des Mamans, pour notre article « Accouchement et chute de cheveux ».

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